Dimanche, je vote Alain Juppé

Le débat de la primaire de la droite et du centre, hier soir, a réuni deux hommes d’Etat respectables, qui ont confronté leurs idées dans un climat constructif.
Ce débat, que j’ai regardé attentivement, m’a pleinement confirmé dans mon choix en faveur d’Alain Juppé.
Homme de rassemblement, il a trouvé le meilleur point d’équilibre entre l’ambition dans la réforme et l’apaisement de la société française. Fermeté et ouverture. Transformation et cohésion.
Et puis, j’ai beaucoup apprécié son côté « punchy », hier soir. Il a su, comme on dit en rugby, « mettre les tripes au soleil » tout en respectant son concurrent François Fillon. C’est le Juppé qu’on connaît ici, dans le Sud Ouest, et qu’on aime !
Dimanche, je vote Alain Juppé, plus que jamais avec conviction et enthousiasme.

JM

Sud Ouest : « Saint-Médard va armer sa police »

so11-10

Sud Ouest revient sur ma décision de proposer au vote du conseil municipal l’équipement de notre police municipale en armes à feu (dites de catégorie B), dans le cadre strict prévu par la loi. C’est une décision lourde, mûrement réfléchie, que j’ai prise en conscience afin de donner à nos policiers la capacité à se défendre et à protéger nos concitoyens dans des situations extrêmes dont nous ne sommes hélas pas à l’abri. La sécurité est l’affaire de tous, les collectivités doivent y prendre toute leur part, avec détermination et dans le respect des principes de notre République.

JT

Il n’y a pas un fauteuil à occuper, il y a un travail à faire

Michel Rocard nous a quittés, cet été. Il manquera à la vie publique. Homme d’une grande intégrité, il appartient à cette catégorie de dirigeants politiques qui ont toujours écarté la démagogie et placé la vérité au-dessus des contingences électorales. Homme de dialogue, préférant jeter des ponts plutôt que dresser des barrières, le sectarisme lui était étranger. Il savait juger un dossier sur sa qualité et non sur l’étiquette de celui qui le porte. Il avait également présidé aux côtés d’Alain Juppé la commission sur le grand emprunt. Ils ont accompli ensemble cette mission avec une compétence et une autorité reconnues par tous.

À une autre place de l’échiquier politique, Raymond Barre, autre ancien premier ministre, autre apôtre du parler vrai, homme d’État, m’a toujours impressionné par son courage politique. « Il n’y a pas un fauteuil à occuper, il y a un travail à faire », avait-il coutume de dire. Il avait ô combien raison. Les fonctions que nous occupons, par la seule volonté du peuple, n’ont de sens que si elles sont au service d’un authentique projet collectif.

D’autres encore dans notre histoire récente, comme par exemple, Simone Veil ou Jacques Delors, nous ont montré la voie d’une démocratie moderne, plus apaisée et plus efficace.
Ces principes, à mon sens indispensables au plan national, surtout dans la période de doute que nous traversons, peuvent et doivent aussi s’appliquer au plan local, ici, à Saint-Médard-en-Jalles.

J’en retiens trois en particulier: la main tendue à toutes les bonnes volontés, d’où qu’elles viennent, qui veulent travailler à l’avenir de Saint-Médard ; la détermination à mettre en œuvre le projet d’évolution cohérente et raisonnée de notre commune, sur lequel nous avons été élus en 2014 ; le courage, dans un dialogue franc, de dire la vérité au citoyen, plus sûr moyen de le respecter et de mériter sa confiance.

En ce mois de rentrée scolaire, pour laquelle la Ville, ses élus et ses services sont totalement mobilisés, rappelons-nous la perspective et la finalité ultime de la politique au sens noble du terme : assumer la gestion de la Cité et du bien commun et assurer ainsi l’avenir de nos enfants et des générations futures.

JM

Brexit, une facture si ancienne…

P1Il arrive, le temps passant, qu’on finisse par oublier que toute facture doit, un jour, être réglée.

Ainsi lorsqu’à la fin des années 80 et au début des années 90, le débat faisait rage en Europe entre approfondissement et élargissement – en clair fallait il poser comme préalable à toute nouvelle adhésion l’approfondissement d’une Europe politique avec un projet  et une organisation pleinement clarifiés ou au contraire intégrer les nouveaux Etats sans attendre la clarification du projet politique – les Etats européens ont fait le choix politiquement indolore de l’élargissement, c’est-à-dire en fait d’une fuite en avant, à crédit, d’une politique de l’autruche où l’on repousse à demain la résolution des problèmes essentiels.

C’était une erreur absolue.

En quelques années, l’Europe est ainsi passée d’un noyau d’une grosse dizaine d’états globalement unis sur un même projet politique à une presque trentaine  réunis par le seul espoir du renforcement de leur prospérité économique.

C’était là un ciment politique bien mince, bien friable et depuis Maastricht, plus rien d’important n’a réussi à émerger de cette communauté réduite aux acquêts.

De sommets ponctués de compromis boiteux aux référendums perdus en passant par une impuissance diplomatique et militaire crevant tous les écrans, l’Europe s’est peu à peu éteinte et résumée à sa propre caricature : la technocratie .

En ces temps de populisme triomphant, une telle image se paie « cash » et le vote du Brexit en est la traduction, l’aboutissement ultime.

Est-ce d’ailleurs vraiment l’aboutissement ultime ? Quand on voit la diversité des attentes des pays européens entre les 6 pays fondateurs et celles des pays d’Europe du Nord et d’Europe centrale et orientale, ne peut on craindre d’autres ruptures qui, cette fois, pourraient porter un coup fatal à 60 ans de construction européenne.

Il est donc véritablement urgent de refonder le projet européen.

Autour de quoi ?

  • Le retour d’une volonté politique autour de 2 leaderships forts en France et en Allemagne, ce qui suppose de passer les échéances françaises de 2017.
  • L’Europe est un projet politique avant tout ; il faut la «détechnocratiser », c’est-à-dire engager la relecture vigoureuse du fonctionnement européen sous le prisme de la subsidiarité.Il faut aussi la circonscrire clairement, sans la Turquie par exemple, car il ne s’agit pas d’adhérer à une association de coopération extensible à l’infini.
  • l’Europe doit incarner aux yeux des citoyens le progrès et la protection, c’est-à-dire qu’elle doit être présente de manière centrale dans des politiques essentielles : sécurité des frontières, flux migratoires, défense, jeunesse, innovation, santé, culture et pas seulement de manière réglementaire.
  • Enfin, l’Europe doit être une  dynamique avant d’être un corset gestionnaire. Il faut avancer, résolument, approfondir avec ceux qui le veulent les politiques qui doivent l’être, fiscalité et social par exemple, et laisser marcher à leur pas les autres.  

A ces conditions exigeantes certes mais possibles à remplir, l’Europe peut renaître de ses cendres anglaises et ainsi d’un mal, sa marche au bord du précipice, faire naître un bien : sa relance.

JM

A ne pas manquer : l’exposition « Dans ses yeux » de Dominique Baudis

Venez découvrir, à la médiathèque de Saint-Médard, l’exposition de photographies de Dominique Baudis, « Dans ses yeux ».

Le vernissage a lieu le :

samedi 18 juin à 11h00

en présence

d’Alain Juppé, François Bayrou et Ysabel Baudis

DB

Dans les années 70, pendant dix ans, Dominique Baudis a été grand reporter au Proche-Orient. Parallèlement à l’actualité qu’il présentait, il photographiait les à-côtés, la vie en marge des conflits. Une vision active qui, disait-il, le protégeait. Une autre facette de cet homme public racontée et commentée par ses amis dans l’ouvrage Dans ses yeux, amoureux comme lui de cette région du monde qu’il a tant aimée. Après cette période, il n’a plus jamais repris son appareil photo.

Grand reporter au Proche-Orient avant de devenir député-maire de Toulouse, Président de la région Midi Pyrénées, député européen, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel puis de l’Institut du Monde Arabe et enfin, Défenseur des Droits, Dominique Baudis nous a quittés en 2014.

L’exposition sera visible du mardi 14 juin au samedi 16 juillet aux heures d’ouverture de la médiathèque (Espace presse).

JM